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Les immatriculations de voitures neuves plongent à nouveau

Le nombre d'immatriculation de voitures neuves du groupe PSA Peugeot Citro?n a chut? de 17,3 % en ao?t 2013.

PSA Peugeot Citro?n?a ainsi perdu 17,3 % de ventes sur un an, les deux marques du groupe enregistrant un recul similaire. En revanche, Renault, deuxi?me constructeur automobile fran?ais, a profit? d'une l?g?re embellie, avec une augmentation de 1,7 %. Exception faite de Renault, de l'am?ricain General Motors et de l'italien Fiat, tous les autres groupes pr?sents sur le march? fran?ais ont vu leurs ventes reculer le mois dernier.

Sur huit mois, la chute des immatriculations sur le march? fran?ais atteint 9,8 % en donn?es brutes, apr?s - 14 % en 2012. "Il ne faudrait pas qu'il y ait une forte baisse en septembre ou en octobre", mois pendant lesquels les ventes sont traditionnelement plus importantes, a toutefois averti le porte-parole du CCFA.

Les ventes de voitures neuves en Espagne ont plong? de 18,3 % en ao?t, ? 39 872 unit?s, souffrant de la comparaison avec un mois d'ao?t 2012 qui avait b?n?fici? de ventes exceptionnelles avant la hausse de la TVA, a annonc? lundi l'Association nationale des fabricants d'automobiles (Anfac). En cumul? depuis janvier, le march? espagnol accuse un recul plus mod?r?, avec une baisse des immatriculations de 3,6 %, les ventes ?tant toujours soutenues par un plan d'aide public.

Marisol Touraine exagère (à nouveau) sur la santé du marché automobile

Dimanche 14 juillet, le président de la République annonçait que la reprise économique était là. Lundi, sur le plateau d'iTélé, la ministre de la santé, Marisol Touraine, abondait en son sens, listant ce qu'elle estimait être les prémices d'une reprise économique. Et elle s'est un peu emballée en annonçant une embellie sur le front de l'industrie automobile, qui connaît pourtant d'importantes difficultés. Nous expliquions dans un précédent article des Décodeurs pourquoi et comment la ministre se trompait...

Dans l'édition de ce 17 juillet, le Canard enchaîné consacre son"Mur du çon" à la même erreur de la ministre de la santé, citant les mêmes données que nous, celles émanant du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

Mais la ministre a réagi, sur son blog, à la publication du palmipède, lui assénant un "pan sur le bec", du nom de la rubrique où le Canard fait ses mea culpa. Mais malgré ses explications,  la vision du marché automobile de Mme Touraine ne tient toujours pas la route.

Ce qu'elle a écrit :  "Si le Canard enchaîné raisonne en glissement annuel, ce qui peut s’entendre, je m’exprimais pour ma part en variation mensuelle. Et, petite confidence, je m’appuyais sur les chiffres du mois de juin, qui semblent lui avoir échappé !

Je peux donc le lui annoncer : en variation mensuelle, les immatriculations de véhicules neufs rebondissent de 6,6 % en juin 2013. Alors oui, elles demeurent encore éloignées de leur niveau moyen d’avant-crise, mais force est de constater qu’au deuxième trimestre 2013, elles rebondissent de 5,9 %, ce qui constitue la hausse la plus prononcée depuis début 2011."

Pourquoi c'est (toujours) faux : Mme Touraine a raison, nous avions comparé les chiffres d'un mois par rapport au même mois de l'année précédente. La ministre préfère raisonner en glissement mensuel, c'est à dire en étudiant les variations d'un mois sur l'autre. Ainsi, se réjouit-elle d'une hausse de 6,6 % en juin 2013 par rapport à mai 2013. Ce qui est parfaitement vrai.

En revanche, ce n'est pas "la hausse la plus prononcée" depuis début 2011 comme elle le prétend. On peut le voir sur le graphe ci-dessous, il n'y a pas besoin de remonter très loin pour trouver une hausse en glissement mensuel supérieure à 6 %. C'était le cas en février et en décembre – respectivement des hausses de 7,6 et 8,3 % par rapport aux mois de janvier et novembre.

Plus globalement, si l'on regarde les mêmes données d'évolution d'un mois sur l'autre sur une période plus longue, on observe que la courbe passe alternativement d'un côté ou de l'autre du zéro. Et ce quelle que fût la situation économique du marché de l'automobile ou celle du pays.

En revanche, le dernier argument avancé par Mme Touraine est exact.  "Force est de constater qu’au 2e trimestre 2013, [les immatriculations] rebondissent de 5,9 %, ce qui constitue la hausse la plus prononcée depuis début 2011". Ce qui est vrai, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

Pour Patrick Blain, président du Comité des constructeurs français d'automobiles, cité dans un article du Monde, "au mois de juin, le marché des commandes a l'air de se stabiliser, c'était la même chose en mai (...), donc on est probablement en train de toucher le fond". "Nos indicateurs nous permettent de conforter [la prévision d'une baisse de 8 % sur l'ensemble de l'année], qui suppose une stabilisation sur le deuxième semestre", conclut-il.

Au mieux, donc, le marché enrayera sa chute fin 2013 après avoir "touché le fond". 

Jonathan Parienté

Le blog "Les décodeurs" est animé par la cellule "décryptages" du Monde.fr : Imaginé et créé par Nabil Wakim, différents membres de la rédaction y contribuent : Samuel Laurent, Jonathan Parienté, Alexandre Pouchard... Suivez les décodeurs sur Twitter sur twitter.com/decodeurs

PSA remonte la pente et se lance dans un "nouveau contrat social"

Si le r?sultat op?rationnel du groupe reste n?gatif (– 65 millions d'euros), celui de la division automobile s'est am?lior? sur un an, passant de – 657 millions d'euros ? – 510 millions d'euros. Mieux, le flux de tr?sorerie libre, hors restructuration, est positif, ? 203 millions d'euros.

Lire aussi?: PSA engage la r?flexion strat?gique sur l'apr?s-2015

"Malgr? la crise, nous avons tenu nos objectifs, estime Philippe Varin, le pr?sident du directoire de PSA. Notre strat?gie commence ? donner des r?sultats." En Europe, la restructuration, qui pr?voit le d?part de 11 000 personnes et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est bien engag?e.

Voir la carte : "Le plan de restructuration de PSA, site par site"

M. Varin a ajout? que dans le cadre des n?gociations avec les syndicats, la direction envisage une mod?ration des salaires et une "adaptation de la dur?e de travail hebdomadaire". Des mesures visant ? "accro?tre la comp?tivit? future du groupe" afin de soutenir son "redressement".

Il a notamment mentionn? le renforcement de la mobilit? et du travail ? temps partiel, par l'extension ? de nouveaux sites des accords de flexibilit? sign?s en juillet 2012 ? l'usine Sevelnord d'Hordain. Cette "am?lioration des co?ts salariaux" doit permettre de d?gager 81 millions d'euros d'?conomies en ann?e pleine, et 50 millions d'euros d?s 2013.

La n?gociation sur le nouveau contrat social s'est ouverte le 29 mai et doit se poursuivre ? l'automne. Ce dernier vise, selon la direction, ? "un partage de la strat?gie" avec les organisations syndicales afin de mieux anticiper les mesures n?cessaires ? son redressement tout en s?curisant l'emploi.?Jusqu'? maintenant, les discussions ont port? sur des sujets assez consensuels, comme le traitement de fin de carri?re des seniors.

Marisol Touraine exagère (à nouveau) sur la santé du marché automobile

Dimanche 14 juillet, le président de la République annonçait que la reprise économique était là. Lundi, sur le plateau d'iTélé, la ministre de la santé, Marisol Touraine, abondait en son sens, listant ce qu'elle estimait être les prémices d'une reprise économique. Et elle s'est un peu emballée en annonçant une embellie sur le front de l'industrie automobile, qui connaît pourtant d'importantes difficultés. Nous expliquions dans un précédent article des Décodeurs pourquoi et comment la ministre se trompait...

Dans l'édition de ce 17 juillet, le Canard enchaîné consacre son"Mur du çon" à la même erreur de la ministre de la santé, citant les mêmes données que nous, celles émanant du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

Mais la ministre a réagi, sur son blog, à la publication du palmipède, lui assénant un "pan sur le bec", du nom de la rubrique où le Canard fait ses mea culpa. Mais malgré ses explications,  la vision du marché automobile de Mme Touraine ne tient toujours pas la route.

Ce qu'elle a écrit :  "Si le Canard enchaîné raisonne en glissement annuel, ce qui peut s’entendre, je m’exprimais pour ma part en variation mensuelle. Et, petite confidence, je m’appuyais sur les chiffres du mois de juin, qui semblent lui avoir échappé !

Je peux donc le lui annoncer : en variation mensuelle, les immatriculations de véhicules neufs rebondissent de 6,6 % en juin 2013. Alors oui, elles demeurent encore éloignées de leur niveau moyen d’avant-crise, mais force est de constater qu’au deuxième trimestre 2013, elles rebondissent de 5,9 %, ce qui constitue la hausse la plus prononcée depuis début 2011."

Pourquoi c'est (toujours) faux : Mme Touraine a raison, nous avions comparé les chiffres d'un mois par rapport au même mois de l'année précédente. La ministre préfère raisonner en glissement mensuel, c'est à dire en étudiant les variations d'un mois sur l'autre. Ainsi, se réjouit-elle d'une hausse de 6,6 % en juin 2013 par rapport à mai 2013. Ce qui est parfaitement vrai.

En revanche, ce n'est pas "la hausse la plus prononcée" depuis début 2011 comme elle le prétend. On peut le voir sur le graphe ci-dessous, il n'y a pas besoin de remonter très loin pour trouver une hausse en glissement mensuel supérieure à 6 %. C'était le cas en février et en décembre – respectivement des hausses de 7,6 et 8,3 % par rapport aux mois de janvier et novembre.

Plus globalement, si l'on regarde les mêmes données d'évolution d'un mois sur l'autre sur une période plus longue, on observe que la courbe passe alternativement d'un côté ou de l'autre du zéro. Et ce quelle que fût la situation économique du marché de l'automobile ou celle du pays.

En revanche, le dernier argument avancé par Mme Touraine est exact.  "Force est de constater qu’au 2e trimestre 2013, [les immatriculations] rebondissent de 5,9 %, ce qui constitue la hausse la plus prononcée depuis début 2011". Ce qui est vrai, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

Pour Patrick Blain, président du Comité des constructeurs français d'automobiles, cité dans un article du Monde, "au mois de juin, le marché des commandes a l'air de se stabiliser, c'était la même chose en mai (...), donc on est probablement en train de toucher le fond". "Nos indicateurs nous permettent de conforter [la prévision d'une baisse de 8 % sur l'ensemble de l'année], qui suppose une stabilisation sur le deuxième semestre", conclut-il.

Au mieux, donc, le marché enrayera sa chute fin 2013 après avoir "touché le fond". 

Jonathan Parienté

Le blog "Les décodeurs" est animé par la cellule "décryptages" du Monde.fr : Imaginé et créé par Nabil Wakim, différents membres de la rédaction y contribuent : Samuel Laurent, Jonathan Parienté, Alexandre Pouchard... Suivez les décodeurs sur Twitter sur twitter.com/decodeurs

PSA remonte la pente et se lance dans un "nouveau contrat social"

Si le r?sultat op?rationnel du groupe reste n?gatif (– 65 millions d'euros), celui de la division automobile s'est am?lior? sur un an, passant de – 657 millions d'euros ? – 510 millions d'euros. Mieux, le flux de tr?sorerie libre, hors restructuration, est positif, ? 203 millions d'euros.

Lire aussi?: PSA engage la r?flexion strat?gique sur l'apr?s-2015

"Malgr? la crise, nous avons tenu nos objectifs, estime Philippe Varin, le pr?sident du directoire de PSA. Notre strat?gie commence ? donner des r?sultats." En Europe, la restructuration, qui pr?voit le d?part de 11 000 personnes et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est bien engag?e.

Voir la carte : "Le plan de restructuration de PSA, site par site"

M. Varin a ajout? que dans le cadre des n?gociations avec les syndicats, la direction envisage une mod?ration des salaires et une "adaptation de la dur?e de travail hebdomadaire". Des mesures visant ? "accro?tre la comp?tivit? future du groupe" afin de soutenir son "redressement".

Il a notamment mentionn? le renforcement de la mobilit? et du travail ? temps partiel, par l'extension ? de nouveaux sites des accords de flexibilit? sign?s en juillet 2012 ? l'usine Sevelnord d'Hordain. Cette "am?lioration des co?ts salariaux" doit permettre de d?gager 81 millions d'euros d'?conomies en ann?e pleine, et 50 millions d'euros d?s 2013.

La n?gociation sur le nouveau contrat social s'est ouverte le 29 mai et doit se poursuivre ? l'automne. Ce dernier vise, selon la direction, ? "un partage de la strat?gie" avec les organisations syndicales afin de mieux anticiper les mesures n?cessaires ? son redressement tout en s?curisant l'emploi.?Jusqu'? maintenant, les discussions ont port? sur des sujets assez consensuels, comme le traitement de fin de carri?re des seniors.

Renault va produire un nouveau véhicule pour Nissan

Renault d?tient 43,4 % du constructeur japonais dans le cadre d'une alliance forg?e en 1999, et ? laquelle Daimler s'est associ? en 2010.

Le fourgon, assembl? depuis plus de dix ans en Espagne, embo?tera le pas ? son cousin Renault Trafic, dont la relocalisation en France est programm?e depuis plusieurs ann?es. Une version de l'Opel Vivaro, con?u sur une plate-forme identique pour le compte de la filiale europ?enne de General Motors, suivra le m?me chemin.

GAIN DE VOLUME

Renault d?tient 43,4 % du constructeur japonais dans le cadre d'une alliance forg?e en 1999, ? laquelle Daimler s'est associ? en 2010. Selon le groupe fran?ais, son partenaire allemand a d'ores et d?j? d?cid? d'augmenter cette ann?e de 26 000 unit?s sa production de Citan, la fourgonnette assembl?e sur la base du Renault Kangoo dans l'usine de Maubeuge (Nord). Barcelone ayant produit l'an dernier environ 4 600 Nissan Primastar et 800 Opel Vivaro, les trois mod?les pourraient repr?senter pour la France un gain de volume de l'ordre de 31 400 unit?s.

De son c?t?, la CGT juge trompeur d'int?grer les fourgons Nissan ou Opel dans l'objectif des 80 000 v?hicules, car ce choix industriel est selon elle ant?rieur ? la signature du pacte de comp?titivit?. L'usine de Sandouville, qui emploie actuellement 2 200 personnes, a ?t? reconvertie pour produire ? partir de 2014 la troisi?me g?n?ration du Trafic, moyennant un investissement de 230 millions d'euros. Le site ?tait sp?cialis? jusqu'ici dans le haut de gamme de la marque au losange – Espace et Laguna – qui sera ? l'avenir confi? ? l'usine de Douai (Nord).

Lire aussi : Renault : l'accord de comp?titivit? sign? mercredi par trois syndicats